[logiciel creation site] [creation site web] [creation site internet] [0 0 1 1 1 1 1 0 640 480]
[index]
[Collaborations et compagnonnages]
[Stephane Fievet Accueil]
[]
[Accueil Terra Incognita]
[Abime]
[Bref et ainsi de suite]
[Page 1]
[Page 1]
[C est quoi ton nom]
[Debrayage]
[Delire a deux]
[Dialogue d'exiles]
[Cabaret littéraire]
[laisse moi te dire une chose]
[Page 1]
[histoire du tigre]
[Odyssee]
[Page 1]
[Medea]
[Morphine]
[Noirs Paradis]
[Si d'aventure]
[The HotHouse Terra Incognita]
[Tout contre Léo]
[Un jour ma memoire]
[Volpone Ben Jonson]
[des tigres au congo]
[Accueil Terra Incognita]
[Présentation Terra Incognita]
[Sur la route Terra Incognita]
[Collaborations et compagnonnages]
[]

COMEDIENS

Olga Kokorina

Frank Victor






Mise en scène,

scénographie

Stéphane Fiévet

Assistanat à la mise en scène, maquillages, coiffures

Nathalie Eudier

Conception bande son et régie son

Antoine Mercier

Lumières

Christophe Pierrot, Stéphane Fiévet

Régie plateau et effets spéciaux

Michel Thuillier

Construction

Alain Caillat, Gilles Baudoin

Peintures

Eric Brossier, Emilie Camus

Ce spectacle est une création de la compagnie Terra Incognita, avec le soutien du Salmanazar - scène conventionnée d'Epernay, des tutelles de ces deux structures.

Les photos du spectacle sont de Alain Julien

Cette page reprend les éléments de présentation du spectacle à la date de sa création. N'hésitez pas à promener le curseur de la souris sur l'écran...

C'est quoi ton nom ?

Jean-Michel Baudoin

Parcours contemporain

Direction artistique :  Stéphane Fiévet - 10, rue haxo 75020 Paris France - + 33 6 71 80 58 17

Brillant dialoguiste, Jean-Michel Baudoin confie la première mise en scène de sa première oeuvre dramatique, C'est quoi ton nom ?, à Stéphane Fiévet. L'exil, l'étrangeté de l'étranger, sont les thèmes de ce premier texte, qui entrent en résonnance avec le travail de Terra Incognita. C'est l'occasion également d'une belle rencontre avec deux jeunes acteurs, l'une russe, l'autre français.

2003

P

R

E

S

E

N

T

A

T

I

O

N



  

Mettre en scène le premier texte dramatique d'un auteur, c'est faire avec lui un saut dans l'inconnu. C'est provoquer une rencontre inédite entre une écriture et l'espace de la représentation.


Et pourtant, ce qui m'a frappé à la lecture de C'est quoi ton nom ?, c'est la maîtrise du théâtre dont témoigne Jean Michel Baudoin. Issu lui-même du plateau, il manie avec virtuosité l'art de la situation théâtrale et celui du dialogue. L'image, le rapport des personnages, l'engagement des acteurs, sont portés par cette écriture, qui d'une première apparence réaliste, emmène l'auditeur dans une autre dimension, charnelle et poétique. Ce sont donc les qualités dramaturgiques intrinsèques de cette pièce et la maîtrise du dialogue qui la conduisent naturellement au plateau.


Deux jeunes personnes sensiblement du même âge, autour de vingt ans, de cultures différentes, de langues différentes, que tout semble opposer, se rencontrent et ne parviennent pas à se quitter, passant sans cesse de l'affrontement au partage. Ils portent tous deux une blessure intime qu'ils découvrent à l'autre peu à peu, comme un don de soi et peut-être aussi, une acceptation de soi.


L'action s'appuie sur la  parole, mais une parole qui porte en elle les germes de l'étrangeté. Elle, est étrangère, manie difficilement le français et pourtant se fait comprendre. Lui, français, bavard, découvre que sa parole fluide et enjôleuse ne suffit pas à embarquer la fille. Il faudra passer par d'autres terrains de communication. Il faudra aussi en dire plus sur soi, par le silence, se dévoiler davantage. Cette difficulté dans l'échange verbal les conduit à un exercice de vérité mutuel d'une grande intensité, qui se dénoue dans un corps à corps violent. Le texte nous conduit donc à une vraie réflexion sur la langue et sur l'identité linguistique.


La jeune femme vient d'un pays en guerre, certainement la Bosnie. Lui vient d'une ville de province française ; on peut penser à la banlieue de Roubaix par exemple. Ignorants l'un de l'autre, ils portent en eux un appétit de vie, une volonté de jouissance de la vie, qui les rassemblent, et des secrets qui les contraignent.

On assiste à la rencontre de deux formes paradoxales du désir, en miroir l'une de l'autre, faites de pulsions et de rejets, d'envie et de peur. Il y a une mise en jeu subtil du désir sexuel. Dominé par une vision fantasmatique du sexe pour le sexe, absolument désincarné en quelque sorte, le garçon ne parvient pas se détacher du rapport amoureux. Elle, blessée dans sa chair, violée dans son pays, cultive l'idée d'un amour mythique perdu et présente son corps comme une part séparée d'elle-même, comme un lieu du désir de l'autre où elle ne s'engage pas. Et pourtant… ils portent chacun un autre possible qui pourrait, ce soir-là, éclore sous un jour nouveau.


Il est rare qu'un texte dramatique aille aussi loin dans l'exploration de ces contradictions. C'est une qualité qui m'intéresse. Les premières lectures publiques ont confirmé l'originalité et la force de cette proposition.                                                                                                           SF

L

E


S

P

E

C

T

A

C

L

E

  

J E A N - M I C H E L    B A U D O I N

 

Diplômé de l’École Centrale de Paris, Jean-Michel Baudoin se tourne ensuite vers une formation artistique musicale (Conservatoire de Nice) puis des études théâtrales sous la direction d’Ariane Mnouchkine puis Michel Philippot.

 

Il débute son parcours professionnel en fondant et co-dirigeant la Compagnie et le Théâtre du Lierre à Paris ; durant cette période il joue plus d’un millier de représentations, notamment Bonjour Clown, Monsieur Mockinpott, Les Pâques à New York, L’Epopée de Gilgamesh, Œdipe-Roi, Désormais, l’Opéra Nomade, La grande peur dans la montagne, Armaguedon, etc…

Suivent ensuite trois années en qualité de comédien et jazzman indépendant. Il rencontre alors au théâtre Arlette Thomas, Catherine de Seynes, Claude Broussouloux, Yvon Davis et au cinéma


Andzrej Wajda (Danton). Sur le plan musical il joue en trio avec Mimi Lorenzini, en sextet avec le brésilien Flavio Goulart, en big bang avec Alan Silva et le Groupe Lô ; il tient ensuite le pupitre de saxes de l’Opéra de 4’sous. Il est actuellement membre du CRIME, collectif d’improvisation musicale à Lille.

Il signe la composition musicale de l’Opéra Nomade

Il a également à son actif la mise en scène de La grande peur dans la montagne de Charles-Ferdinand Ramuz, Bass & C°, spectacle musical humoristique pour violoncelle, voix et contrebasse, et Charivarêve, spectacle musical pour enfants.

 

Parallèlement à cet itinéraire artistique, de 1985 à 1991, il exerce les fonctions de Secrétaire Général de l’Hippodrome, Scène Nationale de Douai où il est également en charge de la programmation jazz, chanson et autres musiques.

 

Après avoir dirigé l’Escapade, Centre Culturel de Hénin-Beaumont, il est à présent Directeur des Affaires Culturelles à Hénin-Beaumont

 

Il occupe également les fonctions de chargé de cours à l’IUP d’Ingénierie culturelle de Lille III et enseigne l’art de la scène au Centre de formation des musiciens intervenants en milieu scolaire (Université LILLE III). Il dirige également successivement un atelier de pratique artistique théâtre, en milieu scolaire, un atelier de jazz, enseigne le saxophone, dirige un programme de réinsertion par le théâtre, Tranches de vie et participe comme Chef de projet à l’élaboration de A la bonheur, spectacle écrit et représenté par 15 RMIstes.

  

La violence la plus grande que l’on puisse faire à l’autre n’est pas de le tuer, ou de le faire souffrir. Bien pire est la négation de son statut d’être humain. Bien pire est la dépossession de son nom.


Pendant la (dernière ?) guerre des Balkans, j’avais été horrifié par les massacres comme tout le monde, mais ce qui signifiait pour moi le comble de la violence était plus à l’œuvre dans la destruction de la Bibliothèque de Vukovar, la destruction des ponts de Mostar, la débaptisation des noms de villes, de rues, des gens eux-mêmes.


On sait que l’essence même des totalitarismes réside dans leur volonté de réécrire l’histoire, de truquer les photos, les documents, rédiger l’hagiographie des tyrans et soumettre les peuples vaincus jusque dans le langage, la lexicographie, la mémoire.


« C’est quoi ton nom ? » Débute de façon anodine, quotidienne, presque banale : un garçon drague une fille dans un coin de banlieue un peu glauque ; il n’y a pas de quoi en faire une histoire. Mais l’Histoire se charge de rattraper la situation, avec et sans jeu de mots. Car cette situation de rencontre, somme toute rebattue, cache un certain nombre de complications qui vont déclencher le ressort dramatique.


D’abord, et avant tout, comme élément « structurant » de l’action : le langage. Le garçon n’a pas de culture, son langage est pauvre ; la fille n’est pas française, elle traduit sa sensibilité vaille que vaille. Entre eux, pas d’autre issue que le malentendu, encore une fois à tous les sens du terme. Par ce malentendu seront pris les chemins interdits de la révélation, l’ouverture de la boîte aux secrets. Le malentendu aussi dans les attentes de l’un et de l’autre : lui veut « tirer un coup », elle veut sortir de la déchéance. Mais comment s’expliquer sans détour ?


Mais la pièce est aussi une histoire d’amour. Une histoire d’un jour, voire de quelques heures, qui, comme le chante Brassens, « concentre en un jour les bonheurs et les malheurs des amours qui durent toujours ». Elle est une pièce sur les difficultés du couple, les écueils du désir, le danger (mortel ?) du sexe.


Elle est enfin une pièce sur l’identité : comment aimer un autre si l’on n’a pas, ou plus, l’envie ou les moyens de s’accepter soi ? Par la question initiale  «C’est quoi ton nom ?», s’ouvre la déchirure, la blessure insondable qui rend l’amour impossible, quel qu’en soit le désir.


Tout cela écrit (pour être dit) sans excès de philosophie. D’un ton presque banal.

JM Baudoin

L

A


S

C

E

N

O

G

R

A

P

H

I

E


  

La scénographie est signée par Stéphane Fiévet. Entre deux rues, entre deux quartiers, entre deux lumières, un coin de rue. Monté sur un plateau tournant, le dispositif produit un basculement entre une réalité brute et le fantasme partagé par ces deux jeunes adultes, ou ces deux vieux adolescents.

L'union


Jean-Michel Baudoin, l'auteur, s'est dit frappé par la" qualité" du spectacle. Lui qui ajoué des centaines de fois avant d'éc,:: ire « C'est ql!oi ton nom? » a

admiréla" cohérence» du jeu d'acteùrs, subtil mélange de sauvagerie et de fragilité.


Marne Hebdo


d'une voix véhémente, d'un ton fiévreux, Olga Kokorina a lâché toute cette colère enfouie dans cette femme hantée par la nostalgie de la pureté, ballottée par la guerre, brutralisée, violée, meurtrie dans son âme et sa chair, à l'image de ses seins qu'elle découvre.

Dans une ambiance musicale, la mise en scène de Stéphane Fiévet les a traqués avec âpreté dans leur intimité, leurs moindres échappatoires et leurs sentiments les plus indicibles, de la violence physique à l'accomplissement de leurs désirs jusqu'à une séance de fellation.

  

L

A


P

R

E

S

S

E


  

Captation intégrale de C'est quoi ton nom ?

Siège social : 8 route des Pyrénées 64230 Arbus - Administration : 10, rue Haxo 75020 Paris France

Vous quittez la section Terra Incognita pour ouvrir la section Stéphane Fiévet...    

Télécharger le dossier du spectacle
L'affiche
L'affiche
Imprimez cette page
Ajoutez aux favoris
Page suivante
Page précédente
Courriel / Email
Cliquez pour écouter un extrait du spectacle
Cliquez pour voir ou enlever le document