[logiciel creation site] [creation site internet] [creation site web] [0 0 1 1 1 1 1 0 640 480]
[index]
[Collaborations et compagnonnages]
[Stephane Fievet Accueil]
[]
[Accueil Terra Incognita]
[Abime]
[Bref et ainsi de suite]
[Page 1]
[Page 1]
[C est quoi ton nom]
[Debrayage]
[Delire a deux]
[Dialogue d'exiles]
[Cabaret littéraire]
[laisse moi te dire une chose]
[Page 1]
[histoire du tigre]
[Odyssee]
[Page 1]
[Medea]
[Morphine]
[Noirs Paradis]
[Si d'aventure]
[The HotHouse Terra Incognita]
[Tout contre Léo]
[Un jour ma memoire]
[Volpone Ben Jonson]
[des tigres au congo]
[Accueil Terra Incognita]
[Présentation Terra Incognita]
[Sur la route Terra Incognita]
[Collaborations et compagnonnages]

COMEDIENS


Jacky Pellegrini


Hélène Famin


instruments à cordes

Tao Ravao


percussions

Karim Touré


          


Mise en scène, scénographie, lumières

Stéphane Fiévet


Conception bande son et régie son

Antoine Mercier

Ce spectacle est une création de la compagnie Terra Incognita, avec le soutien du Salmanazar - scène conventionnée d'Epernay, des tutelles de ces deux structures. Il a reçu le soutien des Champagne Nicolas Feuillatte.

Les photos du spectacle sont des photos de répétitions. Les conditions de lumières du spectacle ne permettent aucune  photo en représentation.

Cette page reprend les éléments de présentation du spectacle à la date de sa création. N'hésitez pas à promener le curseur de la souris sur l'écran...

  

Introspection

in Cabaret philosophique

Peter Handke

traduction (allemand) de Jean Sigrid

Direction artistique :  Stéphane Fiévet - 10, rue haxo 75020 Paris France - + 33 6 71 80 58 17

Parcours contemporain

2000

Introspection fait partie d'un spectacle réalisé par cinq équipes et cinq metteurs en scène : le Cabaret philosophique. Deuxième numéro d'un cycle, cette édition est consacrée au thème de l'origine.

Instrospection, présenté sur la scène du Théâtre Gabrielle Dorziat, au-dessus du public, est une variation pour 2 acteurs, 2 musiciens et 2 élastiques.

P

R

E

S

E

N

T

A

T

I

O

N



  

Je suis venu au monde.


J’ai été conçu. Engendré. Mes os se sont formés. Je suis né. Consigné au registre des naissances. J’ai grandi.


J’ai commencé à gigoter. J’ai bougé certaines parties de mon corps. Articulé mon corps. J’ai barboté sur place. Je me suis laissé manipuler. Je me suis déplacé de là à là. On m’a forcé à bouger. Je me suis mis à marcher.



Pour lire la suite, placez la souris ici

J’ai remué les lèvres. J’ai découvert que j’existais. J’ai attiré l’attention sur moi. J’ai crié. J’ai commencé à parler. J’ai entendu des bruits. J’ai reconnu les bruits. Je me suis bruyamment manifesté. J’ai émis des sons. Des sons, des bruits et des chuchotements. J’ai pu parler. J’ai pu crier. J’ai pu me taire.


J’ai vu. J’ai revu ce que j’avais vu. J’ai pris conscience. J’ai reconnu ce que j’avais vu. J’ai observé. J’ai observé de plus près ce que j’avais observé. J’en ai pris mieux conscience. J’ai reconnu ce que j’avais déjà observé.


J’ai ouvert les yeux. J’ai vu des objets. J’ai regardé les objets qu’on me montrait. J’ai montré les objets qu’on m’avait montrés. J’ai appris le nom de ces objets. Je les ai désignés par leur nom. J’ai appris à identifier les objets qu’on ne peut pas montrer. J’ai appris. J’ai retenu. J’ai retenu les signes que j’avais appris. J’ai vu les formes que l’on mettait devant moi. J’ai désigné des formes semblables portant le même nom. Ce qui distingue entre elles des formes dissemblables, je l’ai remarqué. J’ai désigné des formes absentes. J’ai appris à craindre les formes absentes. J’ai appris à désirer le retour des formes absentes. J’ai appris le sens du mot «désir » et du mot « effroi ».

  

variation pour deux acteurs, deux musiciens, deux élastiques

une création de Terra Incognita

Cette pièce est un dialogue pour un acteur et une actrice. Ce texte est un dialogue à une voix ou un monologue à deux voix. Une voix d'homme. Une voix de femme. Deux voix humaines pour un même souffle, pour un même regard, pour une même introspection.

Elle fait partie du recueil Outrage au public et autres pièces parlées, publié chez L'Arche Editeur. les pièces parlées sont des représentations théâtrales non imagées en ce sens qu'elles ne donnent aucune image du monde. Elles montrent le monde non sous la forme d'image, mais plutôt sous la forme de mots ; les mots des pièces "parlées" ne représentent pas le monde comme une chose en dehors des mots mais plutôt comme le monde dans le contexte des mots eux-mêmes.


Nous ignorons à quel moment le langage humain est apparu. […] Les hypothèses des anthropologues divergent : certains affirment qu'il est né lorsque les ancêtres de l'homme sont descendus des arbres ; d'autres estiment qu'il s'est probablement développé parallèlement à l'utilisation des premiers outils.  Quoi qu'il en soit, on s'accorde en général à reconnaître que l'aptitude à communiquer par la langue est une partie intégrante et essentielle de ce que nous appelons "l'homme". C'est par là que nous nous distinguons le plus radicalement des singes.

L'éminent biologiste Jacques Monod va jusqu'à suggérer que le langage aurait créé l'homme, plutôt que l'homme le langage. […]

Bien que la recherche scientifique moderne sur le rapport entre la pensée et le langage soit relativement récente, leur interdépendance totale est reconnue depuis longtemps par de nombreux penseurs. […] En 1697, Leibniz écrivait : "Le langage n'est pas le véhicule de la pensée mais son médium déterminant". Le langage n'exprime pas une pensée qui lui préexisterait. Le langage précède la pensée et procède d'elle. Il est ce qui permet à la pensée d'exister - et, en même temps, il est utilisé par la pensée. Cette complémentarité permanente et absolument nécessaire […] a été parfaitement illustré par Delacroix : " La pensée fait le langage en se faisant par le langage".

Elizabeth Deshays, in L'enfant bilingue, Robert Laffont

Cabaret philosophique de l'Origine, les 7, 8 et 9 mars au Théâtre Gabrielle Dorziat d'Epernay, avec le Théâtre du binôme - François Rancillac, Terra incognita - Stéphane Fiévet,  l'Étrange peine, Théâtre - Jean Deloche, Corps à sons - Richard Dubeski et La boîte noire - André Parisot.

L

E


S

P

E

C

T

A

C

L

E

  

Cabaret philosophique jusque tard dans la nuit...


Avec cette deuxième édition du cabaret philosophique, nous poursuivons en l’étoffant l’expérience entamée la saison dernière de rassembler des artistes, des philosophes et le public dans l’enceinte du théâtre. C’est aussi l’occasion de réfléchir, à notre manière, au passage au troisième millénaire.

Si les choses de l’esprit sont bien souvent en opposition avec le divertissement, le cabaret philosophique prouve qu’il est possible de réfléchir sans ennuyer ni dénaturer la pensée, et qu’il est salutaire de retrouver le souffle d’esprit libertaire qui animait les cabarets du siècle dernier.


Les règles du jeu sont désormais fixées :

  • Soit cinq équipes artistiques, placées sous l’œil vigilant et complice de Stéphane Fiévet, qui investissent tout le théâtre Gabrielle Dorziat ;

  • Chacune de ces équipes disposent d’un temps de représentation de vingt à trente minutes ;

  • Chacune d’elles traite à sa façon le thème retenu : L’ORIGINE ;

  • S’il s’agit de théâtre, le texte est forcément non théâtral et les comédiens sont au minimum deux ;

  • Toutes évitent soigneusement l’exposé fastidieux ; il s’agit aussi de bien s’amuser ;

  • Un ou plusieurs meneurs de jeu, philosophe, journaliste, sociologue, réagissent aux spectacles en situant la question fondamentale abordée.

  • Des pauses gastronomiques ou musicales permettent de nourrir… le débat au sein du public et avec les intervenants.


« L’âge classique et l’époque des Lumières ont mis au point une démarche consistant à aborder les objets de leur réflexion à partir de leur origine : origine de la société, origine des connaissances, origine des langues, origine de l’inégalité parmi les hommes. La question est de savoir s’il s’agit là d’une démarche historique ou bien d’un procédé visant à un dévoilement de l’essence de l’objet étudié. En tout cas, les philosophes qui y ont recours s’appuient le plus souvent sur une reconstruction intellectuelle de l’événement supposé fondateur: une telle opération représente donc autant une réduction à ce sans quoi la chose ne peut pas être qu’une découverte des véritables antécédents chronologiques de celle-ci. »

Encyclopaedia Universalis France. 1998

Il s'agit d'une installation. Les deux comédiens sont suspendus à des élastiques, accrochés aux cintres, sur le grand plateau. Le public, assis ou allongépar terre ou sur des transats, se place sous les acteurs.

Les musiciens sont derrière un tulle en fond de scène, et apparaissent ou disparaissent en fonction des moments.

Le son est amplifié, les voix des acteurs également.

  

L

A


S

C

E

N

O

G

R

A

P

H

I

E

  

L

A


P

R

E

S

S

E


  

Reportage vidéo d'une répétition, réalisé par Télé Centre Bernon

(choisissez la qualité de diffusion SD ou HQ)

Compte tenu des conditions d'éclairage de ce spectacle, il n'y a aucune photo de représentation...

Siège social : 8 route des Pyrénées 64230 Arbus - Administration : 10, rue Haxo 75020 Paris France

Vous quittez la section Terra Incognita pour ouvrir la section Stéphane Fiévet...    

Tao Ravao et Karim Touré - répétition
Imprimez cette page
Ajoutez aux favoris
Page suivante
Page précédente
Courriel / Email
Cliquez pour écouter un extrait du spectacle
Hélène Famin - répétition
Jacky Pellegrini - répétition
Mise en place du son sur les comédiens - répétition
Tao Ravao - répétition
Antoine Mercier et Hélène Famin - répétition