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COMEDIENS


première distribution

Maija Junno

Christian Ruché


deuxième distribution

Geneviève Esmenard

Stéhane Fiévet


troisième distribution

Marie Montegani

Stéhane Fiévet

          



Mise en scène

Stéphane Fiévet

Conception son et régie son

Antoine Mercier

Artifices et accessoires

Michel Thuillier

Ce spectacle est une création de la compagnie Terra Incognita, avec le soutien du Salmanazar - scène conventionnée d'Epernay, puis en coproduction pour la reprise avec le Thâtre missionné d'Arras et le Théâtre 95 de Cergy Pontoise.

Cette page reprend les éléments de présentation du spectacle à la date de sa création. N'hésitez pas à promener le curseur de la souris sur l'écran...

Délire à deux

Eugène Ionesco

Direction artistique :  Stéphane Fiévet - 10, rue haxo 75020 Paris France - + 33 6 71 80 58 17

Parcours contemporain

1995/2006

Ce spectacle de théâtre en appartement a connu plusieurs vies. Créé en 1996, il est joué de nombreuses fois en Champagne-Ardenne et part en tournée en France. Recréé en 2006, avec une nouvelle distribution, il garde les principes fondamentaux de son origine : modularité, adaptation aux appartements, discussion et échange convivial avec le public après la représentation.

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Théâtre en appartement


Pour nous, jouer ce délirant dialogue dans les appartements, dans les maisons, “à domicile”, c’est avant tout la perspective de partager dans l’intimité le plaisir du jeu.

 

Merveilleux texte pour les interprètes, Délire à deux sera dit “en situation”, jouant ainsi totalement un effet de miroir. Ces deux êtres vivants, un homme, une femme, qui se font la guerre à domicile, par réflexe, par système, par habitude, alors que l’autre guerre fait rage dans les rues avoisinantes sans qu’on n’y trouve aucun sens, bref, ces deux êtres vivants le sont-il vraiment ? Nous sommes curieux de confronter ce vertige absolu d’une mécanique absurde à la réalité de vraies maisons, de vrais lieux, habités par de vrais gens... Où se situent les limites entre le théâtre et la vie réelle ? C’est affaire de lecture et d’imagination. La mise... en lieu, toujours un peu la même, toujours différente, tente de provoquer cette limite, par des procédés théâtraux adaptés à des espaces non théâtraux. Quelques astuces de régie pourront même nous faire croire que la guerre du dehors est bien là, et que cette vraie maison s’effondre pour de vrai... Beau pari pour les acteurs, qui doivent s’adapter à chaque situation ; belle performance pour la régie confrontée à un changement permanent des conditions techniques. 

 

Terra Incognita souhaite que cette démarche rende aux acteurs et aux spectateurs tout le plaisir partagé du jeu dramatique, et nourrisse après la représentation un dialogue que les formes plus conventionnelles du spectacle ne facilitent pas toujours.

Un homme et une femme - il n’est pas rasé, ils ne sont pas jeunes, précise l’auteur - se disputent, enfermés dans une chambre, tandis qu’à l’extérieur gronde une émeute.

 

L’enjeu de l’altercation concerne tout d’abord la différence (ou la ressemblance) entre une tortue et un limaçon. L’un soutient qu’il s’agit de la même bête ; évidemment, l’autre contre violemment cette thèse. Le ton monte, tandis que des projectiles venant de l’extérieur de l’appartement explosent, soufflent les vitres et lézardent les murs.

 

Comme toutes les scènes de ménage, matière première inépuisable pour les auteurs depuis des siècles, “Lui et Elle” se déchirent sur des points de détail ignorant ou voulant ignorer l’essentiel, à l’image de cette émeute dont on ne connaît ni la cause ni l’issue.

 

- Dès le premier jour, j’ai compris qu’on ne se comprendrait jamais... dit-il avec résignation.

- Oh oui, avec toi, on ne sait jamais. Tu es capable de tout, tu n’es capable de rien... réplique-t-elle avec amertume.

Eugène IONESCO

Né en 1909 dans une petite ville à 150 km à l’ouest de Bucarest, il est, dès son plus jeune âge, déchiré entre deux pays, deux langues et deux cultures : la Roumanie et la France. Son père, juriste roumain, très autoritaire, va passer son doctorat à Paris où il laisse sa femme, fille d’un ingénieur français, et ses enfants. Il est partagé entre la tendresse qu’il éprouve pour sa mère et l’hostilité envers son père chez qui il retourne habiter en 1922 à Bucarest, avant de rompre définitivement avec lui en 1927.

 

Il s’inscrit à l’université de Bucarest pour passer une licence et l’équivalent d’un “CAPES” de français. Etudiant, il démystifie régulièrement l’enseignement de ses maîtres, part en guerre contre les poncifs et “l’establishment”. Il commence à s’imposer en s’opposant, et participe à plusieurs revues littéraires.

 

En 1934, il publie Non, ouvrage insolent qui fait scandale. Déjà il affirme la psychologie des antagonistes qui met au rancart la psychologie des romanciers de cette époque. Dans cette perspective le tragique se fait comique, le comique est tragique.

 

La montée du fascisme, la déclaration de la guerre l’écartèle davantage entre la Roumanie et la France où il s’installe définitivement en 1944 et survit en faisant des “petits boulots”.

 

1950 : création de La Cantatrice Chauve, dans une mise en scène de Nicolas Bataille, qui n’eut guère de succès au départ alors que plus de 10 000 représentations ont été données de 1957 à 1987. Cette pièce lui valut la considération de Philippe Soupault, André Breton, Raymond Queneau... Cette  année là, il écrit aussi La leçon, puis Les chaises. Par goût de la drôlerie, de l’aventure et du nihilisme, il adhère au Collège de Pataphysique dont il sera membre pendant plus de 20 ans.

En 1954, après la création de Amédée ou comment s’en débarasser, dans une mise en scène de Jean-Marie Serreau, il reçoit le prix séculaire d’horticulture allaisienne ! Il écrit Le rhinocéros qui sera monté par Jean-Louis Barrault au théâtre de l’Odéon.

 

C’est en 1962 qu’il écrit Délire à deux, courte pièce faisant partie d’un ensemble intitulé Chemises de nuit avec deux autres textes de François Billetdoux et de Jean Vauthier. Montée par Antoine Bourseiller, la pièce est interprétée par Tsilla Chelton.

Trois ans plus tard, Nicolas Bataille remonte Délire à deux dans le cadre d’une croisière sur la paquebot France. A son tour, Jean-Louis Barrault présente cette pièce à l’Odéon avec Pierre Bertin, Jean Dessailly et Madeleine Renaud.

 

Désormais, la réputation de Ionesco et de son théâtre de la dérision n’est plus à faire. En 1968, il entre dans la collection des Nouveaux Classiques Larousse.

 

En 1970, il est élu à l’Académie Française, au fauteuil de Jean Paulhan. Il décède le 28 mars 1994.

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Joué à domicile, ce spectacle construit un espace imaginaire "chez les gens". Autour d'un canapé équipé pour le spectacle, une installation sonore, conçue par Antoine Mercier, répartie dans l'habitation transformée en lieu de théâtre, crée un univers sonore de guerre et de dévastation.

La majeure partie du spectacle se déroule dans le noir, à la lampe de poche, les deux comédiens disposant d'une lampe frontale.

Cette scénographie sonore transforme la perception habituelle des lieux de vie et transporte public et comédiens dans un "autre monde", celui décrit par Ionesco, en particulier dans les didascalies.

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Compte tenu des conditions de lumières de ce spectacle, qui se déroule principalement dans le noir, à la lampe de poche, il y a très peu de photos en représentations. Ci-après quelques photos de la première distribution...

Siège social : 8 route des Pyrénées 64230 Arbus - Administration : 10, rue Haxo 75020 Paris France

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