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COMEDIENS

Annie Mercier

Eric Verdin

Albert Delpy

Stéphane Olivié-Bisson


          


Mise en scène, scénographie

Stéphane Fiévet

Assistanat à la mise en scène

Nathalie Eudier

Costumes

Brigitte Faur-Perdigou

Son

Antoine Mercier

Lumières

Nicolas Berrot, Jérôme Delporte, Stéphane Fiévet

Plateau et régie

Michel Thuillier

Construction

Frédéric Du Chaxel

Peintures

Eric Brossier

Ce spectacle est une création de la compagnie Terra Incognita, avec le soutien du Salmanazar - scène conventionnée d'Epernay, des tutelles de ces deux structures, du Théâtre Mouffetard à Paris, direction Pierre Santini.

Les photos du spectacle sont de Alain Julien

Cette page reprend les éléments de présentation du spectacle à la date de sa création. N'hésitez pas à promener le curseur de la souris sur l'écran...

Direction artistique :  Stéphane Fiévet - 10, rue haxo 75020 Paris France - + 33 6 71 80 58 17

Laisse moi te dire une chose

Rémi De Vos

Parcours contemporain

2005

Le texte est le fruit d'une résidence d'écriture de Remy De Vos, après que la compagnie a monté son premier texte Débrayage. Laisse moi te dire une chose explore un univers plus intime de l'auteur. Monté selon un découpage proche de l'écriture séquentielle du cinéma, le spectacle, présenté également au Théâtre Mouffetard à Paris, permet à Stéphane Fiévet de poursuivre notamment son travail de recherche scénographique.

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En 2001, je montais Débrayage, premier texte de Rémi De Vos abordant à travers le monde du travail les contradictions entre l'espace intime de l'individu et son espace social, l'écartèlement entre les pulsions de vie de chacun et le contrôle de "l'ordre", qu'il soit social, familial ou professionnel. Ce texte foisonnant portait déjà en lui tous les germes de l'univers de Rémi, et révélait un style singulier alliant précision de l'écriture, drôlerie, cruauté des situations, comique des personnages victimes et efficacité des dialogues.

 

L'idée de poursuivre notre collaboration s'est rapidement imposée. J'ai donc proposé à Rémi De Vos une résidence d'écriture au Salmanazar au cours de laquelle nous avons choisi  d’explorer une voie complémentaire à son écriture, plus intime et peut-être plus personnelle.

 

Laisse moi te dire une chose, fruit de cette démarche, met au théâtre la « détestation » du théâtre. Une mère, condamnée par une maladie incurable, est couchée dans un lit d'hôpital. Son fils, comédien en difficulté et auteur apprenti, lui rend visite. Leurs échanges prennent souvent le ton du procès instruit par la mère contre son fils. On y évoque leur vie de famille, le rôle que le goût de son fils pour le théâtre y a joué, comment la destruction et la trahison familiale ont profondément distendu des liens affectifs pourtant encore noués. Les rapports sont empreints de haine et d'affection ; ces deux êtres demeurent malgré tout, malgré le théâtre et la carrière avortée du fils, une mère et un fils face à face, à quelques jours ou heures de la mort. Le frère et l'ami de la mère lui rendent visite tandis que plane encore la présence du père parti. De leurs dialogues rompus par de terribles silences émerge la vision d'un monde où chacun serait passé à côté de l'autre, où chacun a rêvé d'une vie qu'il n'a pas construite, une dislocation de l'intime entre les certitudes sociales, les liens du sang et ceux de l'habitude familiale. L’écartèlement entre les pulsions de vie du fils, qui aspire à s’affirmer comme acteur – mais aussi comme écrivain - et l’ordre social et familial revendiqué par la mère, provoquera des échanges inattendus. Chez De Vos, la cruauté des choses laisse toujours place au rire.

 

Laisse moi te dire une chose est une pièce sur la famille, sur le théâtre, sur le rapport d'étrangeté entre le monde du théâtre et celui de ceux qui n'y vont jamais… Le fameux "vous êtes comédien, ah, et vous faites quoi d'autre ?"…


  

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Lumière. La mère, le fils


La mère


Tu t’attendais à quoi ? La gloire ? Petit, tu écrivais une sorte de journal sur Napoléon. C’était un journal qui aurait surpris n’importe quel parent, je te jure. Je le lisais quand tu étais à l’école et franchement, ça aussi - quand j’y pense - je ne comprenais pas pourquoi tu t’intéressais à Napoléon comme ça. Je me souviens qu’un jour tu m’avais demandé de faire du poulet marengo. Tu m’avais même apporté la recette que tu avais trouvée je ne sais où. J’avais bien ri ce jour-là. C’était tellement inattendu de la part d’un enfant de ton âge. Ton frère t’appelait Napoléon ; ton père aussi il lui arrivait de t’appeler Napoléon. Tu avais accroché un portrait de Napoléon sur le mur de ta chambre ! Si encore tu avais embrassé une carrière militaire, personne n’aurait rien trouvé à redire ; mais voilà, sans que personne ne sache d’où t’est venu cette idée (nous en avons parlé avec ton père des centaines de fois, tu ne peux pas savoir) tu t’es mis en tête de faire du théâtre. Alors là, que pouvions-nous faire contre ça, cette idée absurde ? Nous avons tout essayé ton père et moi - ne t’avise pas de nous reprocher quoi que ce soit -, nous avons tout essayé pour te faire changer d’avis, mais ça n’a servi à rien. Nous avons commencé à t’entendre parler dans ta chambre. C’est comme si tu avais attrapé une sorte de maladie. Ton père me regardait ; il soupirait. On attendait que ça passe, comme était passée ta lubie sur Napoléon.  Mais non, ça ne t’est pas passé. Tu as continué à vouloir faire du théâtre, alors qu’il était évident que tu n’étais pas du tout fait pour ça : tu étais bien trop timoré ! Comment pouvais-tu croire que tu avais, toi, la moindre chance de devenir comédien ? Un enfant espiègle, un enfant doté d’un certain charme, un enfant extraverti qui fait le mariole dans les soirées familiales peut un jour imaginer devenir comédien. Mais toi tu étais tout le contraire, tu n’étais pas du tout le genre à attirer l’attention. Il faut aimer ça, faire le singe devant les gens. Toi, tu n’avais aucune facilité, aucune disposition, tu étais un enfant incroyablement introverti. Comment voulais-tu que ça marche ? Au bout du compte, le seul point commun entre Napoléon et ta carrière d’acteur, c’est la bataille de Waterloo.

NOIR.

Rémi De Vos, né en mars 1963 à Dunkerque, monte à Paris son bac en poche et suit des cours de théâtre, tout en vivant de petits boulots. A exercé toutes sortes de métiers: gardien, magasinier, réceptionniste d'hôtel, ouvreur de théâtre, ouvrier dans la métallurgie, assistant-photographe, comédien, ambulancier, peintre en bâtiments, employé de banque, déménageur. Il écrit pour le théâtre et le cinéma.

Minimaliste, la scénographie est faite de panneaux et de meubles sur roulettes, déplacés par les comédiens lors des changements ultra rapides de tableaux. La pièce est construite selon un découpage quasi cinématographique.

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La terrasse

le duo remarquable que forment Annie Mercier et Eric Verdin, entourés d'Albert Delpy et Stéphane Olivié-Bisson, donne à la pièce tout son élan. «La littérature, comme tout forme d'art, est l'aveu que la vie ne suffit pas» disait Fernando Pessoa...

Sortir

Voilà une pièce qui fait l'effet d'un uppercut ! Mais attention, il serait dommage d'en tirer des conclusions hâtives. Car si Stéphane Fiévet, le metteur en scène, frappe fort, il le fait sans complaisance, en profondeur, après un long travail de sape.


La Marseillaise

Pour finir, comment ne pas saluer les acteurs qui trouvent tous le ton juste, avec une mention particulière à Eric Verdin dans le rôle du fils, impressionnant d'autorité si l'on pense aux tiraillements dont est victime son personnage. Encore bravo! Vous l'aurez compris, difficile de ne pas s'enthousiasmer devant une pièce qui affiche une telle ambition et dont se dégage un ton réellement personnel, quand l'heure est à la standardisation. Imaginez Le cri du peintre Edward Munch comme pris d'un rire nerveux, pour que vous puissiez vous en faire une petite idée ....


Le journal des spectacles

Laisse moi te dire une chose est une confidence murmurée par l'auteur, Rémi De Vos aux spectateurs. ... La pièce de Rémi De Vos est un oratorio pour quatre solistes... Éric Verdin fait passer sur son visage une multitude d'émotions, ses mimiques inouïes mieux que de longs dialogues donnent chair à un joli personnage. Face à lui Stéphane Olivié Bisson effeuille son personnage de paroles maladroites, de lâchetés quotidiennes avec cette insolence de ceux qui pensent avoir raison même lorsqu'ils perdent. Éric Verdin, Stéphane Olivié Bisson, Annie Mercier et Albert Delpy jouent cette pavane languissante et funèbre qui nous renvoie à nous-mêmes, mis en scène avec sobriété par Stéphane Fiévet.


Megacomik

Des personnages médiocres, agaçants ou touchants mais cernés au plus près, des dialogues vifs. des comédiens hauts en couleur ou plus en nuances, tous quatre d'une justesse rare. Un spectacle percutant

RADIO : Notre Dame : Des goûts et des couleurs

L'homme nouveau

Une pièce sur le théâtre qui nous entraîne au-delà de la représentation dans ce que la réalité a de tragique même lorsqu'on en rit. Un très beau jeu de comédiens


Pariscope

Tout fonctionne parfaitement parce que les comédiens sont excellents.


Zurban

Annie Mercier et Eric Verdin sont au plus fort d'eux-mêmes pour jouer cette mère et ce fils qui ne parviendront jamais à se dire qu'un peu d'amour, quand même, les réunit.

  

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Captation au Théâtre Mouffetard - 93 mn

Siège social : 8 route des Pyrénées 64230 Arbus - Administration : 10, rue Haxo 75020 Paris France

Vous quittez la section Terra Incognita pour ouvrir la section Stéphane Fiévet...    

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