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COMEDIENS

Maija Junno

Stéphane Fiévet




Mise en scène,

scénographie

Stéphane Fiévet

Assistant à la mise en scène, son et photos

Gil Lefauconnier

Lumières

Thierry Arlot

Ce spectacle est une création de la compagnie Terra Incognita en coproduction avec l'Espace Jules Verne de Brétigny sur Orge.

Les photos du spectacle sont de Gil Lefauconnier

Cette page reprend les éléments de présentation du spectacle à la date de sa création. N'hésitez pas à promener le curseur de la souris sur l'écran...

Morphine

Mikhaïl Boulgakov

traduction (russe)

Vladlen Sitchev et Véronique Alory

Direction artistique :  Stéphane Fiévet - 10, rue haxo 75020 Paris France - + 33 6 71 80 58 17

Parcours contemporain

1991

Morphine, d'après le récit de Mikhaïl Boulgakov, est le premier spectacle de la compagnie. Bénéficiant d'une nouvelle traduction pour ce montage scénique, le texte invite à un voyage terrifiant dans les confidences d'un médecin morphinomane. Boulgakov y révèle toute sa virtuosité littéraire, dans un univers moins connu que ses oeuvres majeures, comme le Maître et Marguerite.

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Ecrit en 1927, d'après un manuscrit ébauché en 1917, Morphine est un texte d'une grande densité.


Le docteur Poliakov vit isolé‚ dans une petite ville de province, perdue au milieu des neiges. Alors que la révolution fait tomber Nicolas II à Moscou et annonce la fin d'un monde, Poliakov sombre petit à petit dans la morphinomanie, jusqu'à la mort. Son journal, recueilli par un collègue, le docteur Bomgard, révèle la lente déchéance d'un homme que rien ne peut sauver.


A l'extraordinaire vérité du texte - Boulgakov ayant été lui-même morphinomane - s'ajoute la force d'une construction en abîme qui donne à ce récit un réel intérêt dramatique. Tous les thêmes majeurs de Boulgakov se retrouvent dans Morphine. Et la longue "histoire d'amour" avec la drogue coincide étrangement avec toutes les grandes étapes de la révolution.

Notes...

Morphine est un texte littéraire. Ce qui est central dans ce texte, c'est l'acte d'écrire lui-même. Chacun regarde l'autre ou se regarde par l'écriture. Poliakov écrit sa propre histoire, Bomgard écrit son histoire et l'histoire de Poliakov, Boulgakov écrit l'histoire de Bomgard, celle de Poliakov, et aussi un peu la sienne... Ce jeu des poupées russes donne au texte toute sa force et son intérêt dramatique.


La dramaturgie de ce texte ne voudra pas faire d'un texte littéraire une pièce de théâtre dialoguée. On passera du joué au parlé, et du parlé au joué, sans illustrations ni collages. Le texte subira quelques remaniements et coupes indispensables, mais conservera tel quel sa construction.


La construction du texte s'appuie sur un découpage du temps extrêmement précis et complexe. Le spectacle s'organisera autour de deux temps majeurs : le temps de la mémoire, du souvenir : c'est l'obsession d'un autre temps, c'est un temps imaginaire et non ordonné, c'est le temps de Bomgard. Un temps direct, linéaire, dont la durée est marquée par une succession de séquences ordonnées : c'est le temps du journal, le temps de Poliakov.


Le travail de mise en scène consistera à faire passer le spectacle d'un temps à l'autre : Bomgard se souvient, fait renaître un passé dans lequel il glisse insensiblement, qu'il exprime au présent, et qui finalement s'incarne dans un autre que lui-même, Poliakov.

Tout au long de ce passage, un personnage féminin est là, comme une permanence de ce temps obsessionnel qui hante Bomgard et que Poliakov incarne. Spectre ou personnage de chair, personnage d'aujourd'hui ou ombre d'une femme disparue ?... On ne le sait pas.


La morphine, la drogue, la toxicomanie.

Ce thême n'est pas au centre du travail de mise en scàne. Il est là ; pourquoi le jouer ? Pourquoi le mettre en scène ? Ce n'est pas un spectacle sur la drogue. C'est un spectacle qui met en scàne, stricto sensu, un texte littéraire, l'histoire de personnages dont l'un est toxicomane. Voilà tout. Cela dit, la dimension thématique du texte devrait trouver une résonnance contemporaine dans le public...


  

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Mikhaïl Boulgakov, [né le 3 mai 1891 à Kiev], auteur de [...] romans, nouvelles et quelques quarante pièces, fut toujours un solitaire. Il publia sa première oeuvre - un roman, la "Garde blanche", en 1924, l'année de la mort de Lénine, et il mourut - se laissa mourir ? - à Moscou en 1938 [à quarante sept ans], à une époque où la terreur stalinienne avait établi "sur toutes choses son empire illimité". En ces quatorze années, il se battit pour s'exprimer, en proie à une préoccupation unique : faire vivre [...] les images, les scènes, les personnages qui se pressaient en lui. Souvent malade, souvent dans la misère, mais écrivain ardent, pont merveilleux entre le monde perçu par lui et le monde recréé par lui, il ne s'aligna jamais, ne fut membre d'aucun groupe, union ou association, ne parut jamais [aux] manifestations officielles. Aussi fut-il broyé par cette machine politique et bureaucratique qui combla d'honneurs et de richesses les médiocres et les escrocs, et ne laissa survivre parmi les autres que les "habiles" [...] ou quelques "épargnés par miracle".

Claude LIGNY


Nota Bene

Boulgakov fut médecin avant d'être écrivain et dramaturge. Il connut un épisode morphinomaniaque entre 1916-1917 et 1918-1919 alors qu'il exerçait la médecine dans une petite ville de province.


Quelques oeuvres importantes

Les jours de Tourbine ; Les derniers jours ; Vie de M. de Molière ; La course ; La cabale des dévots ; Jourdain en démence ; Ivan Vassilievitch ; Don Quichotte ; Carnets d'un jeune médecin ; La garde blanche ; Le Maître et Marguerite ; Le roman théâtral.

... Le bonheur, c'est comme la santé : quand on l'a, on ne le remarque pas ; du reste, il y a beau temps que les gens d'esprit l'ont dit. Mais voilà, les années passent et vient un jour où l'on s'en souvient ! Oh oui, comme on s'en souvient !

Moi, je me rends compte maintenant que j'ai été heureux durant l'hiver 1917.

...

11 février

Les tempêtes de neige encore et toujours ! Je vais finir par me retrouver enseveli sous les neiges ! Je passe des soirées entières seul, tout seul.

...

le 18

Quatre piqûres, ce n'est rien.

25 février

Elle m'amuse, cette Anna Kirillovna ! Comme si je n'étais pas médecin. Une seringue et demi de morph. Oui.

...

2 mars

On parle d'événements grandioses. Nicolas II aurait ‚été renversé.

Je me couche très tôt. Vers neuf heures. Et je dors d'un sommeil profond et réparateur.

...

1918, 13 février, à l'aube. Gorielovka.

Il y a de quoi se féliciter : quatorze heures sans piqûre ! Quatorze ! Chiffre inimaginable. Le jour se lève, trouble et blafard. Serai-je en parfaite santé dans un instant ?..."

Scénographie conçue par Stéphane Fiévet, extrêmement sobre. Un sol en plaques de polycarbonate qui donne l'impression tantôt de la glace, tantôt d'un miroir, tantôt d'un plancher. Quelques meubles : le fauteuil du narrateur, un tabouret, le lit du malade, un vieux grammophone sur une sellette. Les lumières de Thierry Arlot mettent en valeur le sol et chaque élément de décor selon les scènes qui se déroulent. L'atmosphère, proche du souvenir, traversée par les hallucinations de Poliakov, rend quelque chose d'irréel, presque fantastique.

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Je lus ces notes de Sergueï Poliakov le 14 février 1918 à l'aube, dans une petite ville éloignée de tout. Elles sont ici en totalité, sans modifications d'aucune sorte. N'étant pas psychiatre je ne saurais dire si elles sont utiles, instructives. A mon sens, oui.

Dix années se sont écoulées, la pitié et la terreur que m'inspira la lecture de ce cahier se sont dissipées. c'est naturel, mais je me rends compte en le relisant qu'il continue à m'intéresser alors que le corps de Poliakov est depuis longtemps tombé en poussière, et que nul ne se souvient plus de lui. Peut-être ces notes sont-elles utiles ? Je prends sur moi d'en décider ainsi. Anna K. est morte du typhus à Levkovo, en 1922. Amnéris, la première femme de Poliakov, est à l'étranger, et elle ne reviendra pas. Ai-je le droit de publier ce cahier qui m'a été offert ?

Oui. Donc, je le publie. Docteur Bomgard.


            Automne 1927.

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Documentaire Télé Centre Bernon et Extraits du spectacle

Siège social : 8 route des Pyrénées 64230 Arbus - Administration : 10, rue Haxo 75020 Paris France

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