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Ce spectacle est une création de la compagnie Terra Incognita, avec le soutien du Salmanazar - scène conventionnée d'Epernay, de la Région Champagne-Ardenne (ORCCA), du Ministère de la culture et de la communicaiton (DRAC Champagne-Ardenne), du Conseil général de la Marne, de la ville d'Epernay, avec le soutien logistique de la MJC d'Ay.

COMEDIENS

Michel Armin

Benjamin Bellecour

Stéphane Fiévet

Stéphane Jaubertie

Marie Montegani

Michel Thuillier

Avec la participation de

Christian Ruché


          


Mise en scène, scénographie

Stéphane Fiévet

Assistanat mise en scène, maquillages, coiffures

Nathalie Eudier

Costumes

Kham-Lhane Phu

Plans, peinture, décoration

Éric Brossier

Lumières

Christophe Pierrot, Stéphane Fiévet

Régie générale, conception et régie son

Antoine Mercier

Construction

Alain Caillat (Fabrique Scéno)

Cette page reprend les éléments de présentation du spectacle à la date de sa création. N'hésitez pas à promener le curseur de la souris sur l'écran...

Les photos du spectacle sont de Alain Julien

Direction artistique :  Stéphane Fiévet - 10, rue haxo 75020 Paris France - + 33 6 71 80 58 17

Parcours contemporain

The HotHouse

Harold Pinter

traduction (anglais)

Eric Kahane

2002

La compagnie crée THE HOTHOUSE de Harold Pinter, en 2002. Pièce de l'ambiguité et du danger, le texte invite à imaginer un dispositif particulier. L'ensemble du dispositif scénique enserre le public, acteurs et assistance étant dans le même espace d'opression et de délire.

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Cette pièce, écrite en 1958, est certainement l’une des plus drôles et des plus étonnantes du dramaturge anglais. La question du pouvoir est décortiquée au sein d’intrigues dignes des meilleurs romans policiers. On y parle de meurtres étranges, de naissances mystérieuses. Les interrogatoires se succèdent sous l’ombre d’un directeur-colonel dont on ne sait si c’est vraiment lui qui tire toutes les ficelles.


C’est un Pinter moins connu qui se dévoile dans ce texte. Bien sûr, le peintre de l’intime pointe déjà dans cette écriture de jeune auteur. On le retrouve dans la qualité du dialogue, dans la profondeur des personnages, dans l’épaisseur du non-dit, dans la violence des pulsions intimes qui guident les actes et les paroles.


Mais au côté du dramaturge brillant et inspiré, le citoyen Pinter prend la parole. Pièce sur le pouvoir et l’absurde, kafkaïenne dans son univers ou son mécanisme, souvent drôle dans son expression, Hot House est aussi un acte de conscience. Pinter y laisse percer un regard sans ambiguïté sur les forces qui tendent la société contemporaine.  La place de l’individu dans une société bureaucratique, réglée par l’anonymat d’une organisation sociale hiérarchisée et normalisée, est celle d’un être inconscient de sa propre prison mentale. La maison de fous dans laquelle se joue cette compétition policière met en scène ceux qui détiennent les clés de l’organisation sociale, au-delà de toute responsabilité personnelle, car personne n’est dépositaire du grand ordonnancement et de l’ordre social. Les victimes – innocentes ? - ne sont jamais visibles. On les devine, enfermées dans leur cellule de repos, immatriculées, fichées, dépossédées d’elles-mêmes.

C’est cette friction stylistique, quasiment baroque, entre un théâtre de l’intime et un théâtre de la conscience sociale qui excite ma curiosité. Il y a matière à jouer ; les propositions de jeu sont d’une grande force et souvent hilarantes. Il y a matière à construire, car rien dans Hot House ne relève d’une imitation du réel. Cet univers-là est absolument fou, anormal, délirant. C’est pourtant aussi le nôtre.

Stéphane Fiévet

H A R O L D   P I N T E R


Ce dramaturge anglais, né en 1930, est considéré aujourd’hui comme un pilier de théâtre britannique contemporain.


Il est né dans une famille juive de tailleurs ; obligé de quitter Londres pendant la seconde guerre mondiale, c’est vers une carrière d’acteur qu’il se dirige au début des années 50.

Parallèlement, il commence à écrire de la poésie et des pièces de théâtre. Après avoir vu représenter à la scène ses premières pièces, La Chambre en 1957 et L’Anniversaire en 1958, le succès lui vient en 1960 avec Le Gardien, pièce qui le rendra bientôt mondialement célèbre.

Dans les années 60/70, il collabore avec le réalisateur de cinéma, Joseph Losey, et poursuit sa production d’auteur dramatique avec :  C’était hier, Trahisons, Ashes to Ashes, Le retour. Ces pièces sont, depuis lors, jouées réulièrement dans le monde entier.

Dans l’univers de Pinter, le réel devient vite étrangement inquiétant. Obsédé par les situations de conflit dont la seule issue semble être l’assujettissement sinon l’anéantissement de l’autre, son théâtre se situe au carrefour de l’absurde et du réalisme. D’une précision à la limite de la manie, il sait baigner le quotidien dans un climat d’insécurité. Les personnages aux comportements imprévisibles savent déraper aux limites de l’onirisme. Dans ce climat confiné se niche un humour typiquement anglais, bien que très personnel.

Ses personnages sont engagés dans des situations où souvent l’arme essentielle est le silence. C’est un maître du rythme et du dialogue théâtral. Son regard est d’une extraordinaire acuité et très ironique. «ne s’agit pas d’intelligence, il s’agit d’être capable de regarder le monde», écrit-il dans Le Retour.


Prix nobel de littérature en 2005, il décède en 2008.

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Gibbs, inquiet: Tu n'as rien entendu? Juste maintenant?

Cutts: Quoi donc?

Gibbs:Quelque chose. Un bruit. Des bruits. Juste maintenant. Il y a un instant.

Cutts:Non. Rien. Rien du tout.

Elle le regarde.

Qu’est-ce que c’était?

Gibbs:Je n’en sais rien.

Cutts, avec un petit rire nerveux

Ne me dis pas qu'il va se passer quelque chose !

Gibbs:Quelque chose est déjà en train de se passer. Mais jene sais pas ce que c’est. Je n’arrive pas à…à définir ce que c’est.

Cutts:C’est absurde.

Gibbs:Oui, c’est absurde. Il est en train de se passer quelque chose, je le sens, je le sais, et je n’arrive pas à définir ce que ça peut être. C’est…c’est ridicule.

Cutts: Je sais très bien ce qu’il va se passer!

Gibbs: Ce vieil imbécile là-haut, il ne voit rien! Il est en train de se soûler avec cette garce!

Cutts: Je sais très bien ce qu’il va se passer. Tu vas le tuer.

Gibbs: Quoi?

Cutts: N’est-ce pas? Tu me l’as promis. Tu m’as promis de le tuer. N’est-ce pas? Fais-le maintenant. Tout de suite. Avant qu’il fasse son discours.

Gibbs: Oh, fous-moi la paix, tu veux bien!

Cutts: Tu m’as juré que tu allais le faire!

Gibbs: Moi?

Cutts: Oui, que tu allais le poignarder…et puis que tu mettrais ça sur le dos d’un collègue.

Gibbs: Vraiment? Et qui?

Cutts: Lush.

Gibbs: Lush? Lush ne pourrait jamais passer pour un assassin. C’est un voyou mais pas un assassin.

Cutts: Lui, non. Mais toi, oui.

Il la regarde dans les yeux.

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S c é n o g r a p h i e

Le dispositif scénographique intègre le public.


Des murs d’environ 4 mètres de hauteur entourent l’espace de jeu. Les comédiens évoluent sur un espace central et frontal qui se prolonge par deux passerelles longeant les murs de côté. Le public est situé au centre sur un gradin. Les comédiens sont à une hauteur de 80 cm par rapport au sol, et évoluent donc sur trois côtés.

L’espace frontal est lui-même divisé en trois parties, trois pièces : le bureau du Roote, le directeur, à jardin ; la cellule de test au centre ; une pièce foyer du personnel à cour.

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L’Union, 1er décembre 2002 – Fabrice Littamé


…The Hothouse semble prendre le public dans ses tentacules avec deux passerelles latérales sur lesquelles circulent les interprètes autant que sur la scène centrale. Grâce à un décor ingénieux qui fonctionne comme un personnage à part entière, les spectateurs deviennent presque les prisonniers de cette histoire qui se déroule dans une maison de repos. Ils sont assimilés aux patients sous le joug d'un directeur hystérique et autoritaire. Cette pièce méconnue du dramaturge anglais Harold Pinter, qui le rapproche d'un Samuel Beckett par ses dialogues quelquefois absurdes, fonctionne comme une parabole sur le pouvoir, le fascisme, les rapports de maître à esclave. Sur une musique assourdissante, le metteur en scène Stéphane Fiévet a suggéré ce climat fiévreux qui conduit peu à peu à la folie cette communauté vivant en vase clos.


Ce sparnacien figure également dans la distribution en interprétant avec drôlerie une sorte de bouffon qui commente avec naïveté les décisions de ses supérieurs. L'interprétation constitue l'un des points forts de cette nouvelle création de la compagnie Terra Incognita. Face au jeu entier de la jolie Marie Montegani en vamp de service ou de Benjamin Bellecour en jeune employé surexcité par la perspective d'une promotion, Stéphane Jaubertie incarne avec davantage de complexité un cadre de l’établissement ambigu, hanté par ses fantasmes, rongé par le désir d'échapper à sa condition de subalterne. Quant à Michel Armin, il insuffle une dimension hallucinée à un petit chef, pitoyable capitaine sur son radeau de la Méduse qui dérive…

Siège social : 8 route des Pyrénées 64230 Arbus - Administration : 10, rue Haxo 75020 Paris France

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